Il y a quelque chose de langoureux qui traîne dans l’air d’été. Deux ami·es habitent une maison de vacances, louée par un ancien amant. Pour survivre à l’emprise du propriétaire et à la précarité qui menace, le duo fait quelques passes. Malgré la douceur apparente d’un environnement cossu, la maison est une prison dorée où le temps s'étire lentement. Elle sera aussi un refuge pour d’autres personnes marginalisé·es et le lieu de rencontres inattendues. Dans ce film, Abdellah Taïa prend le temps de poser les décors, les personnages et même les gestes. L’auteur y décèle avec précision les rapports de force et y décrit l’adelphité comme puissance de résistance.
